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Pôle de Socio-Economie Solidaire





   
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  03 septembre 2010
Pôle de Socio-Economie Solidaire

Vision d'une Socio-Economie Solidaire intégrée
Indicateurs
Commerce équitable
Finance solidaire
Monnaie sociale
Femmes et économie
Responsabilité sociale
Régulations internationales
Justice environnementale, dette écologique et développement durable
Agenda stratégique pour le 21ème siècle

livres
Solidarity Economy: Building Alternatives for People and Planet
Par Julie Matthaei, Jenna Allard & Carl Davidson
avril 2008


Forum Asiatique pour une Economie Solidaire
Manille (Philippines)
17-20 octobre 2007

Activités d'économie solidaire au FSM 2007 de Nairobi

 
Marcos Arruda, février 2007

par : kasuga sho
J'ai été invité à participer au FSM 2007 par le Conseil Oecuménique des Églises (COE). Le programme de promotion de la Justice Économique du COE m'a demandé d'intervenir sur le thème de la Richesse, de la Pauvreté et de l'Écologie, du point de vue de l'Économie Solidaire. J'ai aussi été appelé à participer à une conférence sur un Commerce équitable pour un Monde plus Juste. Je me concentrerai sur les activités liées à l'économie solidaire.

Propositions pour une semaine mondiale de l'économie solidaire en 2008

Le 22 janvier au soir, j'ai assisté à une rencontre de plusieurs réseaux, avec une quarantaine d’autres personnes en provenance des différents continents pour discuter le programme du Forum Social Mondial 2008 décentralisé. Nos réseaux sont d’accord d’appuyer un Jour de Mobilisation Mondiale FSM au nom de la dignité et des droits des peuples.

Nous avons aussi décidé d’organiser une semaine décentralisée sur le thème de la Sécurité et de la Souveraineté alimentaire et de la Consommation responsable, ces deux événements coïncideraient avec le FEM de Davos 2008. Nous avons l'intention de donner une visibilité maximale à ces initiatives, leurs acteurs, leurs produits et services et leurs campagnes. Cette semaine vise à transformer la consommation responsable en un acte politique et à stimuler la consolidation d’une production, d’un commerce et d’une finance responsables.

"Notre vision partagée est d’aller au-delà du capitalisme vers un monde solidaire. Nous espérons non seulement qu'un autre monde est possible, mais qu'une autre économie, une autre société, une autre coopération et une autre consommation sont une nécessité vitale pour la planète.

À travers une Économie Solidaire, nous démontrons et nous vivons non pas une mais des milliers d'alternatives directes et concrètes de construction de ce monde possible." ("Alternatives économiques", synthèse des Réseaux d’ES présents à Nairobi, 2007).

Conférence "Commerce Équitable pour un monde plus juste"

Cet événement a rassemblé près de 400 personnes. Le panel était composé de Jane Nalunga (Ouganda), Walden Bello (Focus on the Global South, Philippines), Mohau Pheko (Afrique du Sud), Osvaldo Martinez (Cuba), Carlos Aguilar (Costa Rica), Oduor Ong'wen (Kenya), David Nalo (Kenya), Yash Tandon (Ouganda), Marcos Arruda (Brésil). La plupart des intervenants ont centré leurs critiques sur les accords de libre-échange et leurs effets désastreux sur les économies du Sud. Laissez-moi mentionner brièvement trois intervenants.

Walden Bello a critiqué les ALEs et l'OMC qui véhiculent des relations néolibérales qui sont pernicieuses pour le Sud; il a parlé d'optimisme en parlant des négociations de la rencontre de Mar del Plata sur les accords du ZLEA, au vu de la résistance des pays agro-exportateurs du Sud. Il a aussi mentionné les protestations populaires en Thaïlande contre l'accord de libre-échange bilatéral qui serait signé sur la base de concessions inacceptables faites aux USA. Les manifestations ont provoqué la démission du gouvernement thaïlandais. Carlos Aguilar a montré comment aujourd'hui les Mexicains paient un prix trop élevé pour une denrée de base, le maïs, étant donné que le gros de la production part à l'exportation, comme prévu dans le cadre des accords de l'ALENA pour être transformé en éthanol destiné à produire du biocombustible aux USA. Osvaldo Martinez a décrit le libre-échange comme une caricature et un sophisme, montrant que les principaux acteurs commerciaux - les entreprises transnationales - contrôlent plus de 2/3 du commerce mondial par l'intermédiaire d'échanges inter-entreprises. Il a mentionné l'expérience latino-américaine d'intégration solidaire (ALBA, Cuba, Vénézuéla, Bolivie) comme formes innovatrices d'intégration opposées à la logique du "libre-échange" - échanges de pétrole (Vénézuéla) pour des professeurs et des médecins (Cuba), par exemple - et a déclaré que l'ALBA est une façon de supplanter les ALE sur le continent.

Dans mon intervention, j'ai parlé principalement des alternatives :

Depuis la Grèce ancienne, le commerce a été une activité destinée à accumuler des profits et de la richesse matérielle. Il est peut-être plus approprié de parler d'échanges (intercambios) pour décrire des échanges qui cherchent à développer des avantages mutuels et la satisfaction des vrais besoins de l'être humain. Ceux-ci sont comme une partie biologique de l'activité générale du développement socio-économique, dirigée à satisfaire les besoins et à partager le bien-être et l'abondance de biens matériels et immatériels.

Dans une économie solidaire, la richesse immatérielle - la connaissance, la communication, la beauté, l'amitié, l'affection, le sens de la communauté - est le but de la production, par l'échange et la consommation des biens matériels nécessaires pour soutenir la vie. Ce qui donne de la valeur aux biens, aux services et à la connaissance qui vont être échangés, c'est le travail humain, la connaissance et la créativité. Le commerce est équitable seulement s'il sert le développement humain et écosocial.

Il ne peut y avoir un système authentique de libre-échange que si la propriété des biens et des ressources productives est partagée et n'est pas concentrée entre quelques mains. Au niveau des chaînes de production coopératives et des marchés solidaires, les échanges entre coopératives rendent possible l'utilisation d'un mécanisme de formation du prix qui n'inclut ni l'exploitation ni la valeur de surplus. La base du calcul doit être le coût de production - plutôt que le profit maximal - auquel est appliqué une marge équitable et négociable; partout où cela est possible, le critère utilisé doit être le coût total (qui inclut les coûts sociaux et environnementaux), celui-ci mène à de nouveaux choix sur quoi et comment produire; et mène aussi à une relation d'échange qui encourage les avantages mutuels, et duquel bénéficient aussi bien le vendeur, que l'acheteur et l'environnement écosocial (il existe des exemples d'échange équitable au Pérou, en Équateur, au Brésil, entre le Mexique et les USA, en Espagne).

Quant aux échanges internationaux, un exemple d'échanges équitables entre le Nord et le Sud est l'expérience de la Coalición Rural qui réunit des ouvriers agricoles et des indigènes du Mexique et des États-Unis. L'exemple de l'ALBA a déjà été cité.

A Nairobi, j'ai consacré mon temps principalement aux activités du Réseau Jubilé. Je considère que le programme du Réseau sur la Dette et les IFIs était très réussi, en particulier sa perspective tendant à penser plus en profondeur le thème, à partager ces idées, ainsi qu'à développer des relations plus rapprochées entre les réseaux nationaux et continentaux pour une action concertée. J'ai participé aux événements suivant :

  • 21 janv. - Séminaire "Illégitimité de la Dette, Financement Responsable /Alternatif,; Conditionnalités."
  • 22 janv. - Atelier sur la Campagne contre le FMI (12 participants)
  • 23 janv. - Séminaire sur "Une Architecture Institutionnelle Internationale différente: La Banque du Sud" (65 participants)
  • 23 janv. - Séminaire sur les "Stratégies pour l'annulation de la dette, la répudiation et la réparation: audits, stratégies parlementaires et autres" (80 participants)
  • 24 janv. - Séminaire sur les Stratégies "Vers où doit se diriger la Campagne sur les IFIs en 2007" (40 participants)
  • 24 janv. - Séminaire commun de Stratégie - Jubilé Sud et la Campagne sur les IFIs (200 participants) pour discuter et approuver la Déclaration sur la Dette.

Pour plus de détails, veuillez contacter l'auteur.


 
   

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