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À l’école de l’économie sociale. Sur le développement des entreprises récupérées en Argentine

Sens Public

Claudio Tognonato, septiembre 2015

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Resumen :

Les entreprises récupérées en Argentine continuent de grandir. Les données du dernier recensement par le Centre de Documentation de l’Université de Buenos Aires confirment que le phénomène, né en réponse à la crise de 2001 qui provoqua la fermeture de milliers d’usines, aujourd’hui dans un contexte économique plus solide, s’impose à nouveau avec des modalités diverses. La récupération s’est transformée en un instrument de lutte, si l’entreprise a des problèmes de gestion ce n’est pas nécessairement aux ouvriers d’en payer le prix. Selon une nouvelle législation ce sont même les dettes envers les travailleurs qui devront en premier lieu être réglées par un entrepreneur en faillite. La récupération d’une unité économique est ainsi définie par le passage d’une administration privée à une gestion collective par les anciens salariés et advient la plupart du temps à travers une organisation du travail coopérative.

Le quatrième recensement

La dernière étude du phénomène a enregistré la présence totale de 311 entreprises autogérées dont 63 se sont montées entre 2010 et 2013 et concernent le quatrième recensement. L’enquête met en évidence d’un côté l’expansion et la consolidation de l’expérience, de l’autre une multiplication des difficultés dans la reconnaissance et la régularisation de l’activité. Ce n’est toutefois que dans de rares cas que ces difficultés provoquent la fermeture des usines. L’indice de « mortalité entrepreneuriale » continue à être très bas. Des 247 entreprises enregistrées en 2010, seules 6 ont fermé, la voie de l’autogestion se confirmant ainsi comme une alternative valide pour les travailleur-e-s argentin-e-s afin de préserver leur emploi et développer de nouvelles formes d’économie qui ne mettent plus le capital au premier plan. Les obstacles d’aujourd’hui se trouvent dans le processus de conversion de chaque occupation qui, comme disent les ouvriers, doit passer « de légitime à légale ».