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Pénurie de candidats ou ostracisme corporatif ?

Tomas Regazzola, April 2019

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Le déclin du nombre d’exploitations est connu depuis longtemps. Qui sont les nouveaux arrivants? Quelle que soit leur filiation ou leur origine géographique, qu’il s’agisse de citadins, voulant changer de vie… de ruraux renouant avec leur milieu, après plusieurs années d’activités de type urbain… qu’ils proviennent, même, du salariat agricole… qu’ils soient jeunes, ou qu’ils aient passé les 40 ans… toujours est-il qu’il s’agit d’agriculteurs d’un deuxième type, s’affirmant à contre-courant des politiques officielles, s’installant sans aides d’État (INA), ou Hors Contexte Familial (HCF), ressemblant, de moins en moins, aux exploitants conventionnels, faisant preuve de détermination, capacité de travail, initiative et démontrant, même, leur fiabilité, puisque, après 10 ans, la grande majorité d’entre eux se maintient.

Certains, aux capacités d’investissement très faibles, pratiquent le maraîchage, l’apiculture, l’élevage d’escargots, de la spiruline, voire la cueillette/transformation (sirops, hydrolats, vinaigre, confits, confitures). Lorsqu’il est indispensable de financer9 du foncier, le cheptel, les bâtiments d’élevage, les équipements de transformation (élevages caprin-fromage, ateliers bovins-lait, porcs-volailles de plein air, vergers-pommes, « boulange-du-grain-au-pain », éco pastoralisme …), ils en passent par la vente de biens personnels, par des emprunts familiaux, des aides des collectivités locales, ils s’accommodent d’une installation progressive, financée par la pluriactivité, ou par des petits concours, au fur et à mesure de la construction du projet. Tout en se satisfaisant de petites surfaces (26 ha, en moyenne, contre le double en conventionnel)10, ils contribuent à l’emploi bien plus que les exploitants conventionnels.