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Rechercher un équilibre entre individualisme et contribution au bien commun. Le rôle de l’éducation.

5ème Conférence Internationale PEKEA. Dakar décembre 2006. Une économie au service de la société.

Josette Combes, décembre 2006

Résumé :

L’éducation est primordiale. Mais il ne laisse aucun doute pour ce qui nous concerne qu’elle soit un des trois vecteurs du développement humain, il serait urgent de changer d’imaginaire social. Sciences et Techniques méritent un sérieux toilettage notamment dans leurs objets et leurs finalités. Il ne s‟agit pas seulement de transmettre des savoirs utiles mais d’évacuer des recherches inutiles voire dangereuses. Il ne s’agit pas d‟uniformiser les connaissances dans un plus petit commun dénominateur (la vision occidentale), mais de restaurer la dignité de savoirs et savoir-faire utiles, en voie de disparition. Nous ne gagnons pas en intelligence, nous appauvrissons le patrimoine universel en lui substituant par le biais de l’universalisme scientifique une forme particulière de l’intelligence au détriment des autres sans questionner cette usurpation. L’ingénieur agronome qui transmet les règles d‟une agriculture industrielle aux paysans des pays du Sud ne participe qu’à l’aggravation de leur cas. Il est plus pertinent de développer une recherche agronomique locale dont l’objectif est de mieux accompagner l’organisation des producteurs vers l’autonomie alimentaire.

Les motivations de la recherche et de l’enseignement sont centrales : accroitre le bien public et préserver le bien commun, au bénéfice du plus grand nombre d‟individus. Mais il s’agit là d’une profession de foi opposée à une autre, celle de servir des intérêts particuliers en accaparant le bien public et en détruisant le bien commun.