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Une dynamique hors norme ? Structuration et enjeux de la pérennisation d’un collectif d’associations centré sur la culture en milieu rural.

XIVe Rencontres du RIUESS, mai 2014, Lille

Sandrine Emin, Gérome Guibert, mai 2014

RIUESS 2014 - XIVe Rencontres du Réseau Inter-Universitaire de l’Economie Sociale et Solidaire - Lille - 21-23 mai 2014

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Résumé :

Cette communication a pour objet l’étude de l’émergence, de la structuration et de la pérennisation d’un collectif associatif, constitué autour des musiques actuelles. Il est situé dans une commune de quelques milliers d’habitants situé à quarante kilomètres au sud de Nantes, dans le département de la Vendée. Comment peut-on expliquer l’existence d’une forte densité associative centrée sur le bénévolat et concernant des musiques « alternatives » sur un tel territoire ? Sur quelle base ce réseau associatif solidaire, constitué de manière informelle au début des années 90, a-t-il su se renouveler pour être encore actif aujourd’hui (en termes de personnes impliquées, de projets ou de rayonnements) ? Quel est son mode de gouvernance et celui des associations qui le composent ? Quel lien entretient-il avec son territoire ?

Ce collectif (formalisé officiellement par un statut associatif en 2002) comprenait au départ 8 adhérents « personnes morales », des associations qui en étaient les membres fondateurs et dont la plus ancienne date de 1991. Au total, les associations du collectif impliquent une centaine de personnes. Bien sur, depuis cette période, le collectif évolue, les objectifs se transforment, certaines associations apparaissent, d’autres sont dissoutes ou sortent du collectif. Mais le nombre d’adhérents et les projets concrétisés ne décroissent pas. En 2013, sur la quinzaine d’associations adhérentes dorénavant au collectif, deux sont encore des membres fondateurs (dont la plus ancienne). Ceci semble témoigner d’une « vitalité » de ce réseau qui a su se renouveler et maintenir un projet dans la durée.

En 2001, lors du travail de thèse de l’un d’entre nous, une monographie du collectif, alors informel avait été réalisé (Guibert, 2007). La reconnaissance artistique de ce territoire s’exerçait à un niveau régional où les acteurs associatifs investis dans la musique reconnaissaient l’importance de ce collectif. Notre objectif, douze ans plus tard, était de retourner sur ces même lieux pour voir comment le collectif, toujours reconnu pour son dynamisme en termes de personnes impliquées et de projets avait évolué. D’où pouvait provenir ce « miracle local » ? Il s’était avéré qu’entre temps, le collectif avait ajouté à ses activités la gestion de son propre lieu de diffusion et que de nombreux débats concernant l’institutionnalisation et la professionnalisation des associations avaient eu lieu.

Sources :

RIUESS riuess.org