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Recréer du lien social autour d’un jardin ? L’expérience des Torekes en milieu précarisé

Laure Malchair, septembre 2011

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Résumé :

Il n’est guère aisé, pour les acteurs d’éducation relative à l’environnement (ErE), de toucher tous les types de publics par leurs actions de sensibilisation ou leurs propositions de mise en action. Diverses études et recherches scientifiques mettent en évidence le fait que la manière d’appréhender les informations liées à l’environnement et la volonté de les traduire en actes concrets sont déterminées en grande partie par des facteurs socio-économiques et éducatifs. Il semble en effet que la propension à s’associer à des actions et/ou des activités en

faveur de l’environnement augmente avec le niveau d’éducation, de même que la confiance en l’avenir, en ce qui concerne l’état de l’environnement et de la nature, augmente lorsque le revenu augmente.

Il importe donc d’adapter le « message » et la façon de travailler en ErE à chaque public. Qu’en est-il des personnes précarisées qui, le plus souvent, subissent les pollutions provoquées par d’autres ? Nous verrons que l’approche de la nature peut devenir un projet global, incluant bien sûr les aspects environnementaux, mais aussi sociaux et économiques.

L’expérience des jardins collectifs/solidaires/partagés en est un bon exemple, dont nous questionnerons le fonctionnement. Des projets de ce type naissent d’ailleurs un peu partout en Europe et dans le monde. En Belgique, une expérience particulièrement intéressante attirera notre attention, celle menée dans le cadre du projet « Bruggen naar Rabot » à Gand autour de la création d’un jardin collectif, qui se double de la mise en place d’une monnaie locale. Nous verrons en quoi l’ajout de cette dimension apporte une réelle plus-value au projet initial de jardin partagé.

Sources :

Site de Centre Avec www.centreavec.be