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Monnaies sociales et solidarités nouvelles : le cas de l’Accorderie

Article de la Lettre de l’Institut Veblen, Septembre 2012

Marie Fare, septembre 2012

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Résumé :

Une innovation sociale québécoise s’invite depuis quelque temps en France. Son originalité tient au couplage des trois dispositifs qui apparaissent d’ordinaire séparément : la monnaie-temps, le crédit solidaire et le groupement d’achat.

Les années 2000 ont vu la multiplication des monnaies dites « sociales et complémentaires », mises en place par des acteurs locaux en réponse aux problèmes sociaux et environnementaux divers . Il s’agit de dispositifs locaux d’échange de biens, de services et de savoirs, organisés autour d’une monnaie spécifique qui permet à la fois de régler les échanges (moyen de paiement) et de mesurer la valeur de ce qui est échangé (unité de compte). Largement ignorés des économistes, ces dispositifs suscitent en revanche un vif intérêt auprès des acteurs du secteur social et du développement territorial.

Cette note explique le fonctionnement d’un des modèles qui retiennent le plus d’intérêt actuellement, celui de l’Accorderie. Développée au Québec depuis le début des années 2000, expérimentée en France depuis l’automne 2011, l’Accorderie est souvent cité en exemple – non sans raison, au vu de la croissance rapide du nombre de ses membres et des services échangés – comme une innovation sociale particulièrement intéressante, offrant de nouvelles formes d’entraide aux populations à faibles revenus.