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Compétences dans les fonctions d’accompagnement en ESS : Quelle analyse de la fonction d’achats responsables et de la fonction d’ingénierie financière solidaire

XIe Rencontres du RIUESS - Poitiers - 15/17 juin 2011

Pascal Glémain, Elizabeth Poutier, juin 2011

RIUESS 2011 - XIe Rencontres du Réseau Inter-Universitaire de l’Economie Sociale et Solidaire - Poitiers - 15/17 juin 2011

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Résumé :

Le commerce équitable et les finances solidaires apparaissent aujourd’hui comme un projet de «réappropriation

» des mécanismes d’échange marchand par ceux qui les pratiquent, notamment par la

fonction achat équitable, et par la fonction d’ingénierie en finance solidaire, toutes deux, objet de cette

communication. La fonction achat équitable occupe une position à l’interface entre l’organisation

stricto sensu et son réseau de fournisseurs partenaires au Sud. Elle assume un rôle majeur dans la

genèse du développement du commerce équitable (CE) en général, et de celui des filières équitables en

particulier. La fonction ingénierie de la finance solidaire est appréhendée comme un ensemble de

compétences à la fois sociale et financière au service de sa propre structuration d’une part, et de celui

des entreprises sociales et solidaires et des très petites entreprises (TPE), d’autre part.

En s’appuyant sur une analyse non seulement théorique mais aussi factuelle, nous cherchons à

dévoiler les interactions entre les compétences collectives « formalisées », les compétences

organisationnelles et individuelles, les compétences territoriales, présentes au sein des organisations

adhérentes à la plateforme du commerce équitable et, aux fondements de la finance solidaire.

L’une de nos hypothèses centrales est que la compétence organisationnelle d’achat équitable ou de

financement solidaire normalisée, consiste en une adjonction de compétences collectives normées,

individuelles, et territoriales, rattachées à une (des) profession(s). Ces compétences additionnelles

semblent constituer un véritable fondement « concurrentiel » pour ces organisations.

Nous parvenons à préciser ici quelles compétences sont formalisées par les organisations porteuses de

projet commun, ainsi que celles mobilisées dans l’exercice d’une fonction aux prises avec les

décisions éthiques ou solidaires, au moyen d’une politique de développement de filières équitables,

favorisant à la fois la convergence des valeurs organisationnelles et individuelles et l’atteinte d’un

avantage concurrentiel, et, de dynamique territoriale pour la finance solidaire.